Sport à la Palmyre
Après avoir fait une sorte de grasse matinée, après avoir pris un plantureux petit déjeuner tel que l'on peut le faire dans ce genre d'endroits avec buffet à volonté, où saucisses grillées et oeufs brouillés côtoient sans complexe brioches et viennoiseries, confitures, miels et nutella, nous sommes allés louer des vélos en prévision d'une petite balade romantique l'après-midi, le long du littoral, à l'ombre de la pinède. Avant il a fallu prendre des forces et s'échauffer un peu. Nous nous sommes donc pliés aux coutumes locales, à savoir enchaîner avec l'apéro en sortant du petit déjeuner plantureux. Nous avons trinqué avec des collègues de l'agence de Tour avec lesquels nous avons fait connaissance et dont la plupart étaient bien heureux de mettre un visage sur le nom de François, preuve une fois de plus que la renommée cognosienne de ce dernier est faite même dans les contrées les plus reculées de l'héxagone.
(ce fucking canalblog en plus de me faire chier depuis ce matin pour cet article aussi et ne veut plus mettre de diaporama directement dans les articles et en plus a viré ceux que j'avais mis dans d'anciens articles... et dire que j'ai décidé de bloguer pour me détendre et me distraire du boulot, c'est pas loin de me gonfler plus !).
C'est là que, rompus de fatigue par cette petite balade ensoleillée et après avoir décuvé pour la première fois du week-end, nous avons pris conscience brutalement de notre audace de la veille : l'inscription aux activités sportives. Mais nous sommes de ceux qui honorent leurs engagements. Alors Papa a pris son rôle très à coeur et avec ses coéquipiers de Tour (et fidèles en amitié avec ça !) a fini deuxième du concours de pétanque.
Quant à moi, les choses se sont avérées être plus compliquées. Je me suis quand même motivée, et je me suis dirigée à l'autre bout du club, seule, avec mes lunettes de soleil, ma casquette et mon pantacourt en lin, non sans une certaine appréhension. Pendant le trajet, le convoi a grossi et des types jeunes, bronzés et musclés (qu'on ne voit jamais d'habitude au boulot), en tenue (maillot de foot, chaussettes de foot, short de foot, la totale, quoi !) ont rejoint le rang, l'air conquérant, ils étaient vraiment pas là pour déconner et là, je ne faisais plus trop ma fière. D'ailleurs, j'étais la seule représentante de la gent féminine et quand je suis arrivée, l'animateur du club ne m'a même pas calculée alors qu'il accueillait tous les mâles en leur demandant s'ils avaient déjà monté une équipe ou pas, mais moi, rien. Ca ne lui était même pas venu à l'esprit que j'aurais pu vouloir jouer. Ne me sentant pas la bienvenue et n'ayant pas de pompom pour chanter le long du terrain et sauter partout pendant la mi-temps pour amuser les spectateurs, je suis repartie dans l'autre sens, les épaules basses, blasée. Mes pas m'ont menée jusqu'au bar où j'ai retrouvé les pilliers de comptoir de BD, des collègues mâles de la première heure, à qui j'ai conté mes malheurs. Et là, ni une ni deux, tels de preux chevaliers, leur bière encore pleine dans une main, leur clope à moitié consumé dans l'autre, ils se sont élancés (péniblement, ils ne sont plus tout jeunes et pas très entrainés non plus) pour venir à mon secours, outrés par le comportement de la relève. Ah... et bien, ils allaient venir, eux, et ils joueraient dans mon équipe, tiens (tout d'un coup, j'étais promue capitaine !). Et c'est comme ça, qu'en zigzagant bras dessus bras dessous, nous avons rejoint le championnat professionnel. Nous nous sommes trouvé un nom à la hauteur de nos ambitions (je ne sais plus exactement lequel mais c'était du style "les nazes" ou les "loosers" ou un truc du genre, et nous allions affronter des équipes avec des vrais noms d'équipes de championnat. Eh oui, on n'était pas là pour rigoler hein ?). Eh bien, croyez-le, croyez-le pas, nous avons gagné notre premier match et nous sommes allés jusqu'à disputer la petite finale !! Ha ha ! Na de na ! Blaireaux de footeux qui s'y croient !! Notre technique étant l'absence de technique totale, les autres équipes se sont retrouvées désarmées et n'avaient plus aucun repère. Le fait d'avoir dans l'équipe une femme s'est révélée être un atoût de choc, en défense, les adversaires avaient peur de me faire mal et n'osaient pas s'approcher de moi. De capitaine, je suis devenue mascotte et j'ai passé un super moment mémorable et mes coéquipiers qui n'avaient pas prévu de bouger leur cul de leur chaise longue pendant 3 jours ont reconnu avoir aussi passé un moment d'anthologie. Moralité, l'alcool aide quand même parfois à prendre de bonnes décisions.
Raison pour laquelle, nous nous sommes empressés de rejoindre le bar après une petite douche rapide (et avant aussi d'ailleurs). Il fallait se préparer à la soirée de gala, pour laquelle le dress code était "marin chic".
L'occasion de trinquer d'immortaliser des retrouvailles et des rencontres (ben oui des rencontres, le séminaire, c'est aussi bien souvent l'occasion de mettre un visage sur des personnes que l'on a qu'au téléphone en temps normal).
Souvenir avec Corine (mission chez Quick en 2000) et Sylvain (mission chez Télécom développement en 2000 aussi) :
Laurent, un pote de promo, qui est entré chez BD en même temps que nous et qui est toujours là lui aussi (à Grenoble maintenant dans une filiale) :
Et enfin, mon eolas, Pascal, de Grenoble aussi, avec qui je travaille justement en ce moment souvent par téléphone et que je n'avais encore jamais rencontré :
Le lendemain matin, nous n'avons rien fait de particulier, discussion à droite et à gauche. Nous sommes repartis en début d'après-midi.


















