La Zouavette des bords de Seine
Par Mémé
Les voilà à nouveau partantes pour une balade improvisée. Et comme à leur habitude, il faut qu'elles cherchent quelqu'un à entraîner dans leur sillage. Pas de chance, je ne fais plus la sieste, il ne restait donc plus que moi. Et ça n'a pas loupé, elles ont réussi à me convaincre. Depuis une paire de jours, les médias nous montrent les pieds du Zouave du Pont de l'Alma qui commencent à trempoter dans les eaux marronnasses de la Seine. Elles ont décidé d'aller voir les effets de ce début de crue sur les berges du bord de Seine où nous avons l'habitude d'aller balader. Pour me motiver, elles ont prétendu qu'il leur fallait quelqu'un qui puisse courir jusqu'à la maison pour aller chercher du secours, en cas de problème. Non mais je vous jure, elles ne savent plus quoi inventer! Au fur et à mesure que nous avancions, elles m'ont rassurée en me disant que nous allions juste jeter un coup d'oeil, puis que nous ferions demi tour dès que nous aurions vu. Il pleuviotait, nous avons dû nous munir d'un parapluie chacune. Bon, arrivées là bas, nous avons effectivement constaté que le niveau de l'eau avait bien monté . Mémé m'a prêté son appareil photo et c'est moi qui ai pris les premières vues.
Puis, elles ont voulu pousser plus loin pour se rendre compte par rapport à certains repères précis qui figurent déjà sur certaines photos prises un jour de débit normal.
A cet endroit là par exemple, au pieds des escaliers en rondins se trouve une petite plage de galets sur laquelle nous descendons avec Max en temps ordinaire pour jeter des cailloux dans l'eau. Et ben là si j'avais essayé de descendre je me serais vite retrouvée comme le Zouave, les pieds dans l'eau! Il y avait plein de canards et d'espèces de poules d'eau qui barbotaient entre les troncs d'arbres envahis par l'eau. Nous avons donc poussé plus loin pour mieux les voir. Et de fil en aiguille, nous sommes presque arrivées au bout de ce tronçon de chemin de halage. Nous avons fait demi tour et Maman s'est mise en tête de chercher un sentier qui grimpe sur le grand talus qui rejoint la voie ferrée. Nous avons fini par en trouver un hyper boueux. Nous l'avons emprunté un bout mais la boue était tellement glissante que nous avons abandonné et fait demi tour. Et ben vous le croirez ou pas mais elles m'ont incitée à nettoyer mes baskets en les frottant dans l'herbe mouillée comme elles le faisaient elles même avec leurs chaussures. Elles étaient dans un bel état nos chaussures. Elles ont fini de se nettoyer sur le chemin du retour. Bon allez je l'avoue je n'ai pas trop regretté de les avoir accompagnées.




